Nevermind the bullshit, listen to Beethoven #11

Ce blog tombe dans l’oubli le plus total. Et il ne s’en porte pas plus mal, finalement.
Un jour, si j’arrive à me décider sur la forme, j’écrirai un vrai post pour raconter ma vie trépidante au boulot, les Lower 6th qui sont quand même un peu chiants, les Upper 6th qui sont chkroukougnou (mais ça c’est parce que c’est ma deuxième et dernière année avec eux) (je vais pleurer des larmes de sang à la fin de l’année).

En attendant, je lis. Et même qu’en novembre, je n’ai lu que des chouettes bouquins.

- j’ai lu un roman terriblement déprimant mais terriblement bien écrit, vrai, physique et qui vous égratigne lentement le coeur. Un roman qui dissecte intelligement la désintrégation des couples et la fragilité des sentiments humains. Un miroir implacable de notre propre condition. Un très beau cadeau d’anniversaire de la part de la personne qui trouve que les pulls animaliers, ça le fait. Genre.
“The air clearer,  moutains cut sharply against the sky, the forest more alive. Something like that. Some animated sense of the world that dissipates over time. We’re given a gift but it’s a fragile one, impermanent. Now this place was closer to an idea, hollowed out, lacking substance. Reduced to mosquitoes and a tired old body and ordinary air. He was supposed to live out there, but he was supposed to have done it back then.
Irene thought he was just being bitter, some character flaw. She couldn’t see the shape of the world, the shape of a life. She didn’t understand the enormous differences. He should have gone for someone smarter, but instead he went for someone safe. And his life made smaller because of that.
(Caribou Island, David Vann)

- j’ai lu un livre dur, un livre qui m’a retournée, un livre que j’ai lu presque d’une traite. C’est le genre de lecture qu’on n’oublie pas et dont l’écriture précise et faussement douce laisse des marques. Un livre auquel on pense longtemps après l’avoir reposé, un livre qui hante.
I shook my head. “This is madness. You’re making it into something it’s not. It’s all in your mind.”
Sheba was about to protest and then she laughed. “But isn’t that the worst place it could be?”
I had an urge to slap her, to put my hands around her neck and shake her like a doll. “Stop it! This is so… I mean do you have a single shared interest? Beyond the sex, I mean?”
(Notes on a scandal, Zoe Heller)

- j’ai fini la trilogie des Hunger Games. Le dernier livre est différent des deux premiers, l’accent étant clairement sur la dramatisation du dénouement et, sans tomber dans le pathos, Suzanne Collins conclue sa très, très bonne dystopie comme elle l’a commencé: amèrement et réalistiquement.
I lower my bow. “We blew your mine. You burned my district to the ground. We’ve got every reason to kill each other. So do it. Make the Capitol happy. I’m done killing their slaves for them.” I drop my bow on the ground and give it a nudge with my boot. It slides across the stone and comes to rest at his knees.
“I’m not their slave, ” the man mutters.
“I am, ” I say. “That’s why I killed Cato… and he killed Thresh… and he killed Clove… and she tried to kill me. It just goes around and around, and who wins? Not us. Not the districts. Always the Capitol. But I’m tired of being a piece in their Games.”
(Mockingjay, Suzanne Collins)

Le mois prochain, des trucs franchement jouasses parce que je suis plongée dans Dostoïevski.

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Nevermind the bullshit, listen to Beethoven #10

Je poste en retard.
Je poste un truc qui sera écrit vite (et donc mal) (très probablement)

(graou)

Le mois d’octobre m’a vue lire:

-un livre qui a dépassé mes attentes. Publié avant la sortie du dernier tome d’Harry Potter, il se concentre sur le personnage de Severus Snape. La beauté de ce personnage c’est qu’on ne sait qu’à la toute fin du dernier tome où se situe sa loyauté. Le bouquin que j’ai lu explore donc les deux options qui s’offent au lecteur avant la sortie du dernier tome qui donnera enfin toutes les explications. Severus, coupable ou innocent?
Même en sachant ce qu’il en est, je me suis régalé avec ce livre qui n’est ni plus ni moins qu’un très bon essai littéraire qui pousse à la réflexion.
And aside from those four
[Harry, Ron, Hermione and Ginny], there is no character whose noble death would mean as much as Snape’s, once his loyalty is revealed. Rowling has set him up for sacrifice.
(…)
Snape offering himself as a noble sacrifice, to save the world from Voldemort and, more specifically, to save the life of the undeserving (in his view) son of one enemy and godson of another, would satisfy Snape’s ambition for greatness and recognition and honour. His name would go down in history as one of the greatest of wizards.
(
The Great Snape Debate, Amy Berner, Orson Scott Card, Joyce Milman)

- un livre qui m’a tenue en haleine. Littéralement. Mon coeur s’est emballé, ma respiration s’est faite irrégulière, mes mains refusaient de lâcher le livre.
J’avais un peu peur d’être déçue parce qu’on m’en disait le plus grand bien. J’avais tort. Cette série est une merveille. J’en ferai un article pour The Blooming Machine.
And then a glass cylinder is lowering around me,  breaking our handhold, cutting him off from me. He taps his fingers under his chin. Head high.
I lift my chin and stand as straight as I can. The cylinder begins to rise. For maybe fifteen seconds, I’m in darkness, and then I can feel the metal pushing me out of the cylinder, into the open air. For a moment, my eyes are dazzled by the bright sunlight and I’m conscious only of a strong wind with the hopeful smell of pine trees.
The I hear the legendary announcer, Claudius Templesmith, as his voice booms all around me.
“Ladies and gentlemen, let the Seventy-fourth Hunger Games begin!”
(The Hunger Games, Suzanne Collins)

-un livre qui fait suite aux Hunger Games et qui est, oh oui, encore mieux. Je me forçais à le poser pour respirer un peu et faire durer le plaisir. Oui. A ce point.
My mother gives a faint shriek and Prim buries her face in her hands, but I feel more like the people I see in the crowd on television. Slightly baffled. What does it mean? Existing pool of victors?
Then I get it, what it means. At least, for me, District 12 only has three existing victors to choose from. Two male. One female…
I am going back into the arena.
(Catching fire, Suzanne Collins)

-un livre qui m’a surprise par son ton, son style, sa structure et qui m’a donné envie de lire les autres bouquins de l’auteur. Comment parler du bombardement de Dresden à la fin de la Seconde Guerre Mondiale sans tomber dans la relation de faits ou la leçon de moral. Comment parler d’un homme qui se retrouver à voyager dans le temps (à différents moments de sa propre vie, comme une balle de ping-pong qui n’en finit pas de rebondir) et dans l’espace (vous rencontrerez les curieux habitants de la planète Trafalmadore et leur zoo humain). Un livre intelligent, drôle, amer et barré. Je recommande.
People aren’t supposed to look back. I’m certainly not going to do it anymore.
I’ve finished my war book now. The next one I write is going to be fun.
This one is a failure, and had to be, since it was written by a pillar of salt. It begins like this:
Listen:
Billy Pilgrim has come unstuck in time.
It ends like this:
Poo-tee-tweet?
(Slaughterhouse 5, Kurt Vonnegut)


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Sectumsempra.

Ouais bon, j’ai repris. Enfin. J’ai retrouvé les couloirs – fraîchement refaits – du Sixth Form où je fais toujours biper mon badge STAFF (that’s right bitches) à l’entrée avant de me faire rentrer dedans par un lycéen en rut ou en retard ou les deux. Un jour, je m’aggraferai mon putain de badge sur le front et j’aurai une garde rapprochée. Et j’arrêterai de me faire lourdement draguer pendant que je fais des photocopies.

J’ai perdu mon mojo. Comprendre j’ai perdu MA salle. Celle avec la chaise de boss (qui tournait, qui montait et descendait). Alors, on me bouge un peu parce que je suis choupi, que je souris beaucoup, que j’apporte parfois des pâtisseries, que je fais des blagues (nan mais des drôles, hein), que je dis toujours merci et que je me plains pas trop. Je vais devoir user de mon corps pour parer au charme espagnol.

Oui parce qu’on bosse sur un chantier. Littéralement. On croise des builders en casque dans les couloirs, on se baisse pour ne pas se prendre une planche dans la face, on fait un pas ou deux de côté pour éviter de marcher dans un tas de briques tombées d’on ne sait où, pour éviter de se prendre les pieds dans des outils; tout est toujours dans des cartons qui auraient dû être déballés il y a plus d’un mois, on mange,  on respire, on vit, on est poussière. Bref, c’est Health and Safety dans ton cul.

Je me console en essayant de ne pas grimper sur les genoux d’un élève de 1ière qui me rend toute chose (oui oh, ça va, hein).
La honte se mêle au désespoir.
Very uncool.

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Nevermind the bullshit, listen to Beethoven #9

Je suis une créature étrange. En fait, non, pas vraiment (même pas du tout) mais ça fait bien de commencer un post comme ça, hein? Oui? Oui.
Donc, je suis une créature étrange car moins j’ai de temps pour lire, plus j’ai envie de lire et inversement: plus j’ai de temps pour lire et moins j’ai envie de lire. D’aucuns diraient “étrange? non, non, juste con.” et ils n’auraient pas tort.

Ce charmant petit laïus est là pour expliquer le fait que shock! horror! je n’ai lu que 4 livres en septembre. Alors que j’avais tout le temps que je voulais pour en lire le triple.  Hé ben non.

(I could just spread him on a cracker and eat him…)

En septembre, il y a eu:

-un livre que je n’osais pas trop ouvrir parce que quand on a lu The Secret History, on se dit que Donna Tartt peut difficilement faire mieux. On a tort. Elle n’a pas fait mieux, elle a fait différent. Et c’est plus louable et plus intéressant. Pour savoir ce que j’ai pensé de The Little Friend (de Donna Tartt, donc) il suffit de cliquer ici (et d’explorer The Blooming Machine qui est un site intelligent, bien pensé et bien géré) (non mais)

-j’ai lu un livre qui me permettra de briller en société (encore plus que d’habitude, je veux dire) car il m’a appris, entre autres choses, que les hommes peuvent produire du lait, pourquoi la morve est parfois verte, que les stéroïdes pouvaient rabougrir les testicules, et que le froid et l’humidité n’ont absolument aucun effet sur les rhumatismes (faut dire arthrite pour faire encore plus d’effet devant mémé). Bref, j’ai appris plein de trucs et j’ai pas mal ri.
(Why do men fall asleep sex?, Mark Keyner and Billy Goldberg MD)

- un livre que j’ai aimé, adoré, et même plus. Un livre dont je ne saurai pas parler parce que Françoise Sagan a cet effet-là sur moi. Elle me vrille le coeur, me fait lire le même paragraphe trois fois de suite rien que parce que c’est BEAU et vrai. Il faut lire Sagan, je ne le dirai jamais assez. Elle fait partie de ces auteurs qui touchent parce qu’ils nous écrivent comme nous sommes et qui parviennent, malgré tout, à nous sublimer. Il.faut.lire.Sagan.
“Je ne pensais pas que je pouvais t’estimer. Je t’estime beaucoup, Dominique, je t’aime beaucoup. Je ne t’aimerai jamais ‘pour de vrai’, comme disent les enfants, mais nous sommes pareils, toi et moi. Je n’ai plus seulement envie de coucher avec toi, j’ai envie de vivre avec toi, de partir avec toi en vacances. Nous serions très contents, très tendres, je t’apprendrais la mer, et l’argent, et une certaine forme de liberté. Nous nous enuierions moins. Voilà.
-Je voudrais bien aussi, dis-je.
-Après, je reviendrais à Françoise. Qu’est-ce que tu risques? De t’attacher à moi, de souffrir, après? Mais quoi? Ca vaut mieux que de t’ennuyer. Tu aimes mieux être heureuse et malheureuse que rien, non?
-Evidemment, dis-je.
(Un certain sourire, Françoise Sagan)

-un livre dans lequel je suis entrée après 200 pages mais qui, même après ça, continuait à me frustrer et à m’agacer. Parce que j’avais du mal à voir où voulaient en venir les auteurs et parce que les personnages manquaient de substance et de réalisme. Ca fait beaucoup pour un roman historique estampillé “best seller”. Il y avait pourtant de quoi: le XVIIième siècle à Rome, une mort mystérieuse dans une auberge fermée sur ses résidents par crainte d’une épidémie de peste et un faux abbé espion et castrat au service de Louis XIV, un complot politico-religieux et Fouquet. Ca tombe un peu à plat, ça s’essoufle, bref ça ressemble au dédale souterrain dans lequel on suit les personnages sans trop savoir ce qu’on fait là.
Et comme je n’ai pas réussi à trouver un passage sympa et qui aie du sens, il n’y en pas.
(Imprimatur, Monaldi & Sorti)

Je ferai mieux le mois prochain. Forcément. J’aurai moins de temps pour lire.

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Viens dans mon slip, on est déjà quatre.

Ce mois de septembre ressemble à un gros vacuum (j’aime bien ce mot, j’avais envie de l’utiliser) hence (j’aime bien ce mot aussi) je suis un peu à la ramasse.

Mon boss m’envoie des textos pour me dire que dude, les sessions minages de tête ont repris le vendredi soir, on t’attend.

Ce à quoi je réponds dude, j’achète des pots de peinture et des rideaux, l’argent pousse pas sur les arbres et j’ai pas encore repris le boulot AU CAS OU T’AURAIS PAS REMARQUE  mais je reviens vite. (ps: gardez-moi à boire)

Je me découvre des talents de peintre. Si jamais je me plante totalement, dans vingt ans, je me reconvertirai dans le bâtiment pour pouvoir peindre toute la journée.

Je retourne à l’école pour faire des maths. Le soir. Loin de la maison. BLEH.

Je prépare déjà half-term. Les mots-clés: alcool et cigarettes dans le jardin et Britnouille aussi parce qu’avec Floflo, on a prévu d’avoir dix ans de moins que nos âges respectifs.

Pingouin, lui, prépare déjà le Valium.

D’ailleurs, sa nouvelle passion est d’acheter les bouteilles de vin par trois (blame the Asda offer) alors je suis obligée d’en boire deux fois par weekends. Et aussi en semaine. Parfois. O-bli-gée.

Ce qui me fait me trémousser lascivement sur le Poäng le samedi soir parce que j’écoute ça ou ça ou encore ça. Enfin, vous voyez le délire quoi.

J’ai enfin regardé The Omen (l’original de 1976) et j’ai eu envie de brûler Damien – parfaitement insupportable cet enfant – du début à la fin. J’ai cru comprendre que c’était l’effet désiré donc c’est plutôt bon signe.

Maintenant j’ai envie de lire le livre.

Et de reregarder Moby Dick mais ça c’est l’effet Gregory Peck.

Je régresse violemment, doucement mais sûrement à l’état de no life total. Ce qui a pour conséquence de me faire pleurer comme une bleue devant le Seigneur des Anneaux et de me faire souhaiter des pieds poilus et des oreilles pointues. Les Hobbits, y’a que ça de vrai.

Entre deux lessives, je compte les jours jusqu’à la reprise du boulot. J’ai hâte. J’ai putain de hâte.

Heureusement, pour me sauver de mon vacuum: The Only Way Is Essex reprend dans quelques jours. J’ai hâte de les retrouver ces cons-là.

Même si Amy ne sera plus de la partie et ça, c’est pire qu’horrible, parce qu’Amy c’était ça. Le sevrage va être insoutenable.

Elle me manque déjà.

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The odd uneven time.

Les gens qui te disent que c’était chouette ces quelques jours de vacances dis donc parce qu’ils ont pu se retrouver,  ça me fait doucement rigoler. Et ça me laisse perplexe aussi. COMMENT fait-on pour se retrouver? Que veut dire “se retrouver”?  Est-ce une excuse toute faite (et bien bidon) pour ne penser qu’à soi pendant x jours?
Je suis partie en vacances. Je ne me suis pas retrouvée. Je pense pas m’être perdue avant, je pense que ça doit LA donnée de base pour “se retrouver”. Je ne me suis donc pas retrouvée. J’étais trop occupée à me mordre la langue pour ne pas prononcer certains mots et hurler un peu aussi.

Ca doit faire partie du passage à l’âge adulte entamé il y a une dizaine d’années. La démystification des parents. Pas celle de l’adolescence. Non. La démystification de quelque chose de sacré; un truc qui pèse son poids. Un de ces rites de passage obligatoires; comme quand tu découvres – naïvement – que tes parents ont toujours une vie sexuelle. La démystification exacerbée par une distance physique, géographique et émotionnelle parfois.
Je m’éloigne parce que c’est comme ça, c’est la vie. Je m’éloigne parce que j’en ai besoin; pour ne pas perdre pied et devenir cette personne maléable que j’ai manqué d’être. Mais à chacun de mes séjours en France: la désagréable sensation que la donne est faussée. Qu’on donne trop d’un côté pour ce qu’on perd de l’autre. Ce qu’on perd tous les jours parce que la distance implique des sacrifices qu’on n’est pas/plus prêts à faire, qui tombent aux mauvais moments, qui finissent sur une liste de reproches tacites ou implicites qu’on te lance à la figure, paf, parce qu’on a toujours fait comment ça, non?
Je tairai certaines choses dont je ne sais pas parler. Les failles plus qu’apparentes; quelque chose qui s’ébranle. Alors, je retiens mon souffle. Je ne sais pas si je suis là pour regarder tout ça tanguer avant de s’écrouler ou si je dois faire quelque chose, un truc, n’importe quoi pour empêcher la chute. Et puis je me persuaderai que j’ai sauvé les meubles. Ou que j’ai préservé une fragilité précaire pour quelques temps au moins.
La vérité c’est que ce n’est pas à moi de sauver quoi ou qui que ce soit. La vérité c’est qu’on fait reposer beaucoup sur mes petites épaules qui n’en demandaient pas tant. La vérité est laide et douloureuse. Et je persiste à la taire.

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Nevermind the bullshit, listen to Beethoven #8

Alors.
Alors oui, j’ai presque rien lu au mois d’août. Parce qu’au mois d’août, avec Pingouin, on a déménagé. Pour de vrai, vous voyez. Dans une maison à nous avec un jardin à nous. Et puis, on est partis en vacances. Enfin, en “vacances” (peut-être que je ferai un post d’emo écrit avec les pieds pour expliquer le pourquoi des guillemets).

Deux livres. DEUX LIVRES. En 31 jours. Ca fait mal de l’écrire.
Et entre les deux, j’ai visité ceci (c’était très, très, très beau) et ceci. J’ai nagé et j’ai mangé mon poids en fromage. Du lourd quoi, hein? Bon.
Passons aux choses sérieuses, on n’est pas là pour rigoler, non mais oh quand même.

J’ai donc lu:

-un bouquin dont on me répétait tu verras, il est grave mieux que le film. Et comme j’avais bien aimé le film, j’ai décidé de jeter un oeil au livre dont il est (ah bah mon cochon!) très librement adapté. Je n’ai rien retrouvé du film mais j’ai bien aimé. Ca se lit vite et ça s’oublie tout aussi vite mais ça remplit sa fonction de divertissement sympathique.
J’ai rendu le livre à ma preque petite belle-soeur sans relever un passage en particulier. Il s’agissait de The Devil Wears Prada de Lauren Weisberger.

-un livre que ma mère avait choisi et emprunté pour moi à la médiathèque. J’ai été un peu réticente à l’ouvrir parce que j’entretiens une relation d’amour-haine avec Burton mais le livre est bien pensé. Il reprend un à un les films réalisés et/ou produits par Tim Burton qui se laisse aller à des explications, des confidences, des commentaires. J’ai lu uniquement ce qui concernait les films que j’ai vus (soit 10) à l’exception de Big Fish (je dois être la seule personne au monde à avoir détesté Big Fish). Je me suis arrêtée à The Corpse Bride avec Burton; les films qu’il a fait après ne me donnent pas du tout envie.
Tout ça pour dire que j’ai lu les trois quarts du livre et que j’ai beaucoup aimé. La préface est de Johnny Depp, elle est surprenante, bien écrite et touchante de sincérité.
Je n’ai pas eu le temps de relever un passage en particulier alors je vous donne les références.

NB: en août, j’ai aussi commencé The Little Friend de la merveilleuse Donna Tartt et j’ai continué ma lecture de The Noonday Demon, un bouquin lolilol sur la dépression. J’avais pris les deux avec moi pour me tenir compagnie sur le transat mais j’ai préféré aller sous l’eau regarder les poissons et les anémones de mer, et faire un concours de coups de soleil avec Pingouin (j’ai gagné mais c’est uniquement parce qu’il avait plus d’ombre que moi sous le parasol)

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