Not a queen, a khaleesi.

J’ai jamais aussi peu lu qu’en 2012. Je ne me souviens d’ailleurs pas de tous les livres de l’année dernière… Tant pis. Je vais parler de ceux dont je me rappelle. (ils sont tous linkés pour plus d’infos)

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J’ai rerere(x35)lu Harry Potter and the Philosopher’s Stone et Harry Potter and the Chamber of Secrets. Parce que je ne m’en lasse(rai) jamais et que ça me fait toujours beaucoup de bien. Les sept livres de la série sont mes livres préférés. Ever. Et pour ceux que ça défrise: I’m not even sorry.

Dans une petite librairie indépendante à Seattle, je suis tombée nez à nez avec Zombie de J.R Angelella. J’ai la flemme de faire un résumé alors je vous colle celui de la quatrième de couverture.
Fourteen-year-old Jeremy Barker attends an all-boys Catholic high school where roving gangs of bullies make his days a living hell. His mother is an absentee pillhead, his older brother a self-diagnosed sex-addict, and his father disappears night after night without explanation. Jeremy navigates it all with a code cobbled together from the zombie movies he’s obsessed with: Night of the Living Dead, 28 Days Later, Planet Terror, Zombieland, and Dawn of the Dead among others. The code is put to the test when he discovers in his father’s closet a bizarre homemade video of a man strapped to a bed, being prepped for some sort of surgical procedure. As Jeremy attempts to trace the origin of the video, this remarkable debut moves from its sharp, precocious beginnnings to a climax of almost unthinkable violence, testing him, and the reader, to the core.
Je m’attendais à quelque chose de drôle-qui-fait-grincer-des-dents mais en fait pas du tout. C’est triste et brutalement réaliste; et c’est écrit tel quel. Violent. Parce que terriblement vrai et à vif.

Enfin, j’ai ENFIN commencé “A Song of Ice and Fire” du brillant GRR Martin. J’ai lu A game of thrones et A clash of kings et mes impressions se résument très bien sous la forme d’un joli keysmash: kfndegknelgnsgjsngljkgbgjlgljblksdl. Voilà l’effet de ces bouquins sur ma personne. J’ai hâte de lire les autres. Le problème avec cette série c’est que tu ne dois pas, surtout pas, t’attacher aux personnages car GRR Martin est un être impitoyable qui n’hésite pas à tuer ses créatures au moment où tu t’y attends le moins ou juste quand tu te dis nan mais lui/elle mourra pas, c’est un des personnages clés. Bah non. J’ai eu envie de balancer mon livre contre le mur plus d’une fois. Dans un élan d’amour frustré. Cette série est TRES, TRES, TRES BIEN. Bien écrite, intelligente, bien rythmée et extrêmement addictive. Ils se lisent tout seul.
(pour ceux qui sont familiers avec la série: House Targaryen for the win. Daenerys a intérêt à choper le trône sinon je vais pas être très contente.)

J’ai enfin lu le deuxième livre dans la trilogie du “Traitor Spy”, The Rogue. C’est toujours aussi agréable de retrouver des personnages que j’aime et de voir où l’auteur veut en venir. De la bonne fantasy.

Pour la dernière fois (parce qu’on m’y reprendra plus) j’ai donné sa chance au Nothomb annuel. Barbe bleue, c’est NUL. Comme d’habitude, Nothomb commence avec une idée intéressante mais fait tout foirer avec des dialogues ridicules et inutiles, des personnages qui sont des réchauffés de ses anciens livres (sans déconner, j’ai l’impression qu’elle utilise toujours le même personnage principal) et ça finit sur un ah bon? tout ça pour ça. Okay… Ses premiers écrits étaient très bien alors je me contenterai de les relire de temps en temps. Et c’est tout.

Je lis et j’achète beaucoup de YA (young adult) depuis l’année dernière Annna dressed in blood est un chouette roman qui pourrait tomber dans la facilité et le prévisible mais qui l’évite de manière intelligente et logique. Un ado qui tue des fantômes (c’est possible) mais qui commence à se poser des questions le jour où il rencontre Anna, 16 ans, resplendissante dans sa robe blanche couverte de sang. Comme ça, ça a pas l’air de casser trois pattes à un canard mais c’est un livre à lire pour les amateurs de YA.
(à noter que je ne lirai pas Girl of nightmares, la suite de ce livre car la fin d’Anna dressed in blood est parfait tel qu’il est)

Sur mon Kindle, j’ai lu Darkfever, le premier livre dans la série “Fever”. Parce que je voulais quelque chose de distrayant, de facile à lire et d’addictif. Et j’ai pas été déçue. Pour votre information, les fae (fées) sont plus grands que les humains, divisées en deux clans: les très très méchants (et très très moches) qui veulent envahir notre monde et les moins méchants (et très très beaux) qui, pour le moment, font pas grand chose parce qu’on les a pas encore beaucoup vus.

A la relecture, ce post est pas génial. Eh. Tant pis. J’espère faire mieux avec le prochain.

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Et devant la cage des gibons…

Faire un post pour raconter comment 2012 est une annee que je souhaiterais oublier, finalement non. Je n’en garderai qu’un camping trip tres sympa au Pays de Galles et deux semaines complement folles et surrealistes en Oregon. Le reste, non seulement je n’ai pas envie de le deballer mais c’est au-dela de mes capacites.

Et puis contempler ma psyche et en ecrire les conclusions ici, merci mais non merci. Je crois que je n’en ai plus du tout envie. Alors je vais m’en tenir a publier quelques posts sur les bouquins que j’ai lu ou que je lis.

Voila.

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Nevermind the bullshit, listen to Beethoven #11

Ce blog tombe dans l’oubli le plus total. Et il ne s’en porte pas plus mal, finalement.
Un jour, si j’arrive à me décider sur la forme, j’écrirai un vrai post pour raconter ma vie trépidante au boulot, les Lower 6th qui sont quand même un peu chiants, les Upper 6th qui sont chkroukougnou (mais ça c’est parce que c’est ma deuxième et dernière année avec eux) (je vais pleurer des larmes de sang à la fin de l’année).

En attendant, je lis. Et même qu’en novembre, je n’ai lu que des chouettes bouquins.

– j’ai lu un roman terriblement déprimant mais terriblement bien écrit, vrai, physique et qui vous égratigne lentement le coeur. Un roman qui dissecte intelligement la désintrégation des couples et la fragilité des sentiments humains. Un miroir implacable de notre propre condition. Un très beau cadeau d’anniversaire de la part de la personne qui trouve que les pulls animaliers, ça le fait. Genre.
“The air clearer,  moutains cut sharply against the sky, the forest more alive. Something like that. Some animated sense of the world that dissipates over time. We’re given a gift but it’s a fragile one, impermanent. Now this place was closer to an idea, hollowed out, lacking substance. Reduced to mosquitoes and a tired old body and ordinary air. He was supposed to live out there, but he was supposed to have done it back then.
Irene thought he was just being bitter, some character flaw. She couldn’t see the shape of the world, the shape of a life. She didn’t understand the enormous differences. He should have gone for someone smarter, but instead he went for someone safe. And his life made smaller because of that.
(Caribou Island, David Vann)

– j’ai lu un livre dur, un livre qui m’a retournée, un livre que j’ai lu presque d’une traite. C’est le genre de lecture qu’on n’oublie pas et dont l’écriture précise et faussement douce laisse des marques. Un livre auquel on pense longtemps après l’avoir reposé, un livre qui hante.
I shook my head. “This is madness. You’re making it into something it’s not. It’s all in your mind.”
Sheba was about to protest and then she laughed. “But isn’t that the worst place it could be?”
I had an urge to slap her, to put my hands around her neck and shake her like a doll. “Stop it! This is so… I mean do you have a single shared interest? Beyond the sex, I mean?”
(Notes on a scandal, Zoe Heller)

– j’ai fini la trilogie des Hunger Games. Le dernier livre est différent des deux premiers, l’accent étant clairement sur la dramatisation du dénouement et, sans tomber dans le pathos, Suzanne Collins conclue sa très, très bonne dystopie comme elle l’a commencé: amèrement et réalistiquement.
I lower my bow. “We blew your mine. You burned my district to the ground. We’ve got every reason to kill each other. So do it. Make the Capitol happy. I’m done killing their slaves for them.” I drop my bow on the ground and give it a nudge with my boot. It slides across the stone and comes to rest at his knees.
“I’m not their slave, ” the man mutters.
“I am, ” I say. “That’s why I killed Cato… and he killed Thresh… and he killed Clove… and she tried to kill me. It just goes around and around, and who wins? Not us. Not the districts. Always the Capitol. But I’m tired of being a piece in their Games.”
(Mockingjay, Suzanne Collins)

Le mois prochain, des trucs franchement jouasses parce que je suis plongée dans Dostoïevski.

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Nevermind the bullshit, listen to Beethoven #10

Je poste en retard.
Je poste un truc qui sera écrit vite (et donc mal) (très probablement)

(graou)

Le mois d’octobre m’a vue lire:

-un livre qui a dépassé mes attentes. Publié avant la sortie du dernier tome d’Harry Potter, il se concentre sur le personnage de Severus Snape. La beauté de ce personnage c’est qu’on ne sait qu’à la toute fin du dernier tome où se situe sa loyauté. Le bouquin que j’ai lu explore donc les deux options qui s’offent au lecteur avant la sortie du dernier tome qui donnera enfin toutes les explications. Severus, coupable ou innocent?
Même en sachant ce qu’il en est, je me suis régalé avec ce livre qui n’est ni plus ni moins qu’un très bon essai littéraire qui pousse à la réflexion.
And aside from those four
[Harry, Ron, Hermione and Ginny], there is no character whose noble death would mean as much as Snape’s, once his loyalty is revealed. Rowling has set him up for sacrifice.
(…)
Snape offering himself as a noble sacrifice, to save the world from Voldemort and, more specifically, to save the life of the undeserving (in his view) son of one enemy and godson of another, would satisfy Snape’s ambition for greatness and recognition and honour. His name would go down in history as one of the greatest of wizards.
(
The Great Snape Debate, Amy Berner, Orson Scott Card, Joyce Milman)

– un livre qui m’a tenue en haleine. Littéralement. Mon coeur s’est emballé, ma respiration s’est faite irrégulière, mes mains refusaient de lâcher le livre.
J’avais un peu peur d’être déçue parce qu’on m’en disait le plus grand bien. J’avais tort. Cette série est une merveille. J’en ferai un article pour The Blooming Machine.
And then a glass cylinder is lowering around me,  breaking our handhold, cutting him off from me. He taps his fingers under his chin. Head high.
I lift my chin and stand as straight as I can. The cylinder begins to rise. For maybe fifteen seconds, I’m in darkness, and then I can feel the metal pushing me out of the cylinder, into the open air. For a moment, my eyes are dazzled by the bright sunlight and I’m conscious only of a strong wind with the hopeful smell of pine trees.
The I hear the legendary announcer, Claudius Templesmith, as his voice booms all around me.
“Ladies and gentlemen, let the Seventy-fourth Hunger Games begin!”
(The Hunger Games, Suzanne Collins)

-un livre qui fait suite aux Hunger Games et qui est, oh oui, encore mieux. Je me forçais à le poser pour respirer un peu et faire durer le plaisir. Oui. A ce point.
My mother gives a faint shriek and Prim buries her face in her hands, but I feel more like the people I see in the crowd on television. Slightly baffled. What does it mean? Existing pool of victors?
Then I get it, what it means. At least, for me, District 12 only has three existing victors to choose from. Two male. One female…
I am going back into the arena.
(Catching fire, Suzanne Collins)

-un livre qui m’a surprise par son ton, son style, sa structure et qui m’a donné envie de lire les autres bouquins de l’auteur. Comment parler du bombardement de Dresden à la fin de la Seconde Guerre Mondiale sans tomber dans la relation de faits ou la leçon de moral. Comment parler d’un homme qui se retrouver à voyager dans le temps (à différents moments de sa propre vie, comme une balle de ping-pong qui n’en finit pas de rebondir) et dans l’espace (vous rencontrerez les curieux habitants de la planète Trafalmadore et leur zoo humain). Un livre intelligent, drôle, amer et barré. Je recommande.
People aren’t supposed to look back. I’m certainly not going to do it anymore.
I’ve finished my war book now. The next one I write is going to be fun.
This one is a failure, and had to be, since it was written by a pillar of salt. It begins like this:
Listen:
Billy Pilgrim has come unstuck in time.
It ends like this:
Poo-tee-tweet?
(Slaughterhouse 5, Kurt Vonnegut)


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Sectumsempra.

Ouais bon, j’ai repris. Enfin. J’ai retrouvé les couloirs – fraîchement refaits – du Sixth Form où je fais toujours biper mon badge STAFF (that’s right bitches) à l’entrée avant de me faire rentrer dedans par un lycéen en rut ou en retard ou les deux. Un jour, je m’aggraferai mon putain de badge sur le front et j’aurai une garde rapprochée. Et j’arrêterai de me faire lourdement draguer pendant que je fais des photocopies.

J’ai perdu mon mojo. Comprendre j’ai perdu MA salle. Celle avec la chaise de boss (qui tournait, qui montait et descendait). Alors, on me bouge un peu parce que je suis choupi, que je souris beaucoup, que j’apporte parfois des pâtisseries, que je fais des blagues (nan mais des drôles, hein), que je dis toujours merci et que je me plains pas trop. Je vais devoir user de mon corps pour parer au charme espagnol.

Oui parce qu’on bosse sur un chantier. Littéralement. On croise des builders en casque dans les couloirs, on se baisse pour ne pas se prendre une planche dans la face, on fait un pas ou deux de côté pour éviter de marcher dans un tas de briques tombées d’on ne sait où, pour éviter de se prendre les pieds dans des outils; tout est toujours dans des cartons qui auraient dû être déballés il y a plus d’un mois, on mange,  on respire, on vit, on est poussière. Bref, c’est Health and Safety dans ton cul.

Je me console en essayant de ne pas grimper sur les genoux d’un élève de 1ière qui me rend toute chose (oui oh, ça va, hein).
La honte se mêle au désespoir.
Very uncool.

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Nevermind the bullshit, listen to Beethoven #9

Je suis une créature étrange. En fait, non, pas vraiment (même pas du tout) mais ça fait bien de commencer un post comme ça, hein? Oui? Oui.
Donc, je suis une créature étrange car moins j’ai de temps pour lire, plus j’ai envie de lire et inversement: plus j’ai de temps pour lire et moins j’ai envie de lire. D’aucuns diraient “étrange? non, non, juste con.” et ils n’auraient pas tort.

Ce charmant petit laïus est là pour expliquer le fait que shock! horror! je n’ai lu que 4 livres en septembre. Alors que j’avais tout le temps que je voulais pour en lire le triple.  Hé ben non.

(I could just spread him on a cracker and eat him…)

En septembre, il y a eu:

-un livre que je n’osais pas trop ouvrir parce que quand on a lu The Secret History, on se dit que Donna Tartt peut difficilement faire mieux. On a tort. Elle n’a pas fait mieux, elle a fait différent. Et c’est plus louable et plus intéressant. Pour savoir ce que j’ai pensé de The Little Friend (de Donna Tartt, donc) il suffit de cliquer ici (et d’explorer The Blooming Machine qui est un site intelligent, bien pensé et bien géré) (non mais)

-j’ai lu un livre qui me permettra de briller en société (encore plus que d’habitude, je veux dire) car il m’a appris, entre autres choses, que les hommes peuvent produire du lait, pourquoi la morve est parfois verte, que les stéroïdes pouvaient rabougrir les testicules, et que le froid et l’humidité n’ont absolument aucun effet sur les rhumatismes (faut dire arthrite pour faire encore plus d’effet devant mémé). Bref, j’ai appris plein de trucs et j’ai pas mal ri.
(Why do men fall asleep sex?, Mark Keyner and Billy Goldberg MD)

– un livre que j’ai aimé, adoré, et même plus. Un livre dont je ne saurai pas parler parce que Françoise Sagan a cet effet-là sur moi. Elle me vrille le coeur, me fait lire le même paragraphe trois fois de suite rien que parce que c’est BEAU et vrai. Il faut lire Sagan, je ne le dirai jamais assez. Elle fait partie de ces auteurs qui touchent parce qu’ils nous écrivent comme nous sommes et qui parviennent, malgré tout, à nous sublimer. Il.faut.lire.Sagan.
“Je ne pensais pas que je pouvais t’estimer. Je t’estime beaucoup, Dominique, je t’aime beaucoup. Je ne t’aimerai jamais ‘pour de vrai’, comme disent les enfants, mais nous sommes pareils, toi et moi. Je n’ai plus seulement envie de coucher avec toi, j’ai envie de vivre avec toi, de partir avec toi en vacances. Nous serions très contents, très tendres, je t’apprendrais la mer, et l’argent, et une certaine forme de liberté. Nous nous enuierions moins. Voilà.
-Je voudrais bien aussi, dis-je.
-Après, je reviendrais à Françoise. Qu’est-ce que tu risques? De t’attacher à moi, de souffrir, après? Mais quoi? Ca vaut mieux que de t’ennuyer. Tu aimes mieux être heureuse et malheureuse que rien, non?
-Evidemment, dis-je.
(Un certain sourire, Françoise Sagan)

-un livre dans lequel je suis entrée après 200 pages mais qui, même après ça, continuait à me frustrer et à m’agacer. Parce que j’avais du mal à voir où voulaient en venir les auteurs et parce que les personnages manquaient de substance et de réalisme. Ca fait beaucoup pour un roman historique estampillé “best seller”. Il y avait pourtant de quoi: le XVIIième siècle à Rome, une mort mystérieuse dans une auberge fermée sur ses résidents par crainte d’une épidémie de peste et un faux abbé espion et castrat au service de Louis XIV, un complot politico-religieux et Fouquet. Ca tombe un peu à plat, ça s’essoufle, bref ça ressemble au dédale souterrain dans lequel on suit les personnages sans trop savoir ce qu’on fait là.
Et comme je n’ai pas réussi à trouver un passage sympa et qui aie du sens, il n’y en pas.
(Imprimatur, Monaldi & Sorti)

Je ferai mieux le mois prochain. Forcément. J’aurai moins de temps pour lire.

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Viens dans mon slip, on est déjà quatre.

Ce mois de septembre ressemble à un gros vacuum (j’aime bien ce mot, j’avais envie de l’utiliser) hence (j’aime bien ce mot aussi) je suis un peu à la ramasse.

Mon boss m’envoie des textos pour me dire que dude, les sessions minages de tête ont repris le vendredi soir, on t’attend.

Ce à quoi je réponds dude, j’achète des pots de peinture et des rideaux, l’argent pousse pas sur les arbres et j’ai pas encore repris le boulot AU CAS OU T’AURAIS PAS REMARQUE  mais je reviens vite. (ps: gardez-moi à boire)

Je me découvre des talents de peintre. Si jamais je me plante totalement, dans vingt ans, je me reconvertirai dans le bâtiment pour pouvoir peindre toute la journée.

Je retourne à l’école pour faire des maths. Le soir. Loin de la maison. BLEH.

Je prépare déjà half-term. Les mots-clés: alcool et cigarettes dans le jardin et Britnouille aussi parce qu’avec Floflo, on a prévu d’avoir dix ans de moins que nos âges respectifs.

Pingouin, lui, prépare déjà le Valium.

D’ailleurs, sa nouvelle passion est d’acheter les bouteilles de vin par trois (blame the Asda offer) alors je suis obligée d’en boire deux fois par weekends. Et aussi en semaine. Parfois. O-bli-gée.

Ce qui me fait me trémousser lascivement sur le Poäng le samedi soir parce que j’écoute ça ou ça ou encore ça. Enfin, vous voyez le délire quoi.

J’ai enfin regardé The Omen (l’original de 1976) et j’ai eu envie de brûler Damien – parfaitement insupportable cet enfant – du début à la fin. J’ai cru comprendre que c’était l’effet désiré donc c’est plutôt bon signe.

Maintenant j’ai envie de lire le livre.

Et de reregarder Moby Dick mais ça c’est l’effet Gregory Peck.

Je régresse violemment, doucement mais sûrement à l’état de no life total. Ce qui a pour conséquence de me faire pleurer comme une bleue devant le Seigneur des Anneaux et de me faire souhaiter des pieds poilus et des oreilles pointues. Les Hobbits, y’a que ça de vrai.

Entre deux lessives, je compte les jours jusqu’à la reprise du boulot. J’ai hâte. J’ai putain de hâte.

Heureusement, pour me sauver de mon vacuum: The Only Way Is Essex reprend dans quelques jours. J’ai hâte de les retrouver ces cons-là.

Même si Amy ne sera plus de la partie et ça, c’est pire qu’horrible, parce qu’Amy c’était ça. Le sevrage va être insoutenable.

Elle me manque déjà.

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